Maximilien MUNCH

Famille MÜNCH

Le Grand Père : Antoine MUNCH ; né à SCHWARTZBACH (Vosges)
La Grand-Mère : dame BRITZLER Affure née à MULBACH (Bas-Rhin)
Le père : Joseph né le 16 juin 1851 à MUHLBACH (BAS-RHIN) Décède le 18 juin 1911 à ETEL .
Joseph se marie à AURAY le 21 novembre1888 avec Mademoiselle CHERU Valentine. Il est adjudant au 116ème régiment d’infanterie de ligne à VANNES
Joseph (le père)
Ils ont trois enfants : Maximilien né le 23 Mai 1885 à AURAY, MPLF le 23 septembre 1916
Jeanne, née le 9 mars 1887 à AURAY (morte à ETEL le 3 août 1972)
Ces deux premiers enfants nés avant mariage ont été reconnus lors du mariage
Joseph né le 11 Mai 1889 à AURAY (mort le 13 octobre 1971 à AURAY)
Tous sont enterrés au cimetière d’ETEL
La mère et les deux derniers enfants auraient habité ETEL 2, place de la République (place de la Mairie)

                           

Maximilien-Antoine Joseph MÜNCH

Né le 23 mai 1885 à AURAY,
Engagé volontaire pour 3 ans à LORIENT le 23 octobre 1904 pour ESM de Saint CYR
Arrivé à L’Ecole Spéciale militaire de Saint CYR le 26 octobre 1904
Promotion centenaire d’AUSTERLITZ
A sa sortie de Cyr, il est affecté au 66ème RI à Tours Sous-lieutenant du 1/10/1906
entrée du66RI
Il obtient le brevet de pilote civil le 22/10/1912 (N° 1086) puis le brevet de pilote militaire le 9 janvier 1913 (N°216)

Au début de la guerre il est à l’escadrille BL3  (Le caporal Guynemer arrive à cette escadrille fin juin 1915.) En octobre il repère « munch Très brillant officier, pilote très hardi et des plus expérimentés. Ancien chef pilote des écoles de Pau et d’Avord. A effectué, depuis le début de la campagne, plus de soixante heures de vol au-dessus des lignes ennemies, sous un feu parfois extrêmement violent d’artillerie et d’infanterie. Le 5 novembre notamment, presque dès le début d’une reconnaissance, l’avion qu’il montait fut atteint par les fragments d’un obus ayant éclaté sous la queue de l’appareil. le stabilisateur fut gravement endommagé et une partie fut emportée par un éclat. Malgré le danger à poursuivre son vol avec d’aussi graves avariées, a continué sa reconnaissance et n’est revenu atterrir qu’après avoir achevé sa mission, donnant ainsi une preuve de ses brillantes qualités de pilote en même temps qu’un magnifique exemple de sang-froid, de courage et d’audacieuse résolution ». 25 décembre 1914 il est promu Capitaine Notes de 1914 «  Caractère très droit très énergique, d’une personnalité accusée. Pilote très adroit, connaissant toutes les ressources de son appareil et les utilisant à fond avec un sang froid et une bravoure extrêmes. N’hésite jamais à entreprendre les reconnaissances les plus périlleuses sur l’ennemi. »   7 Avril 1815 : le Capitaine MÜNCH est affecté à la Réserve Générale de l’Aéronautique pour commander au Groupe de  Division d’Entraînement  la Division  CAUDRON.  Ce groupe reçoit les pilotes diplômés et les entraîne sur leurs avions respectifs pour les préparer aux conditions de combat. Il y restera cinq mois. « Officier très énergique et ayant du caractère et du commandement. Caractère posé et sérieux. Excellent pilote adroit et fin. A commandé avec beaucoup de compétence la Division d’entraînement Caudron (de la Réserve générale d’Aviation) pendant cinq mois. Vient d’être désigné pour prendre le commandement de l’ECOLE D4Aviation de Tours. » Le chef de Bataillon commandant la Réserve Générale d’Aviation. »

Ecole militaire de pilotage de Tours

le capitaine MUNCH Il sera le premier commandant de l’Ecole de pilotage de Tours Entre le 3 août 1914 et le 11 novembre 1918, 16 876 diplômes militaires de pilote furent délivrés sous la responsabilité du colonel Girod, inspecteur général des écoles. Plusieurs milliers perdirent la vie, victimes non seulement des combats aériens mais aussi du manque de fiabilité des appareils de l’époque. Il faut former d’avantage de pilotes. Un document daté du 17 octobre 1915 du Sous-secrétariat d’état de l’aéronautique militaire adressé au général Commandant en chef le l’aéronautique signale la création d’une Ecole d’aviation Militaire à Tours à Parcay-Meslay et en fixe l’organisation administrative et la date de création le 5 novembre 1915. Dans une note datée du 3 octobre du Général Janin, aide-major général au sous-secrétariat d’état, adressée  au commandant de la Réserve Générale d’Aviation « Capitaine MÜNCH désigné pour commander l’école d’aviation de Tours, est mis à la disposition du Ministre –  se présentera au sous secrétariat Etat aviation » La base de Tours est créé lors de la Première Guerre mondiale, en novembre 1915, sur des terrains pris en grande partie sur la commune de Parçay-Meslay, mais aussi sur Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde. Destinée à former des pilotes, l’école d’aviation de Tours est alors dotée de biplans Caudron G III et quelques G IV. Une lettre de l’école de Tours datée des débuts : 27 novembre 1915. La signature est celle du capitaine Münch, commandant de l’école. (Didier Lecoq)   En face de cette entrée : le bureau de la direction. Cette petite place a été baptisée place Capitaine-Münch en octobre 1916. Il obtient même un témoignage de satisfaction du ministre de la guerre en date du 25 juin 1916 Sur sa demande il part aux armées. Il prend le commandement de l’escadrille C 61 le septembre 1916 (Affecté 144ème régiment d’Infanterie, 1er Groupe d’Aviation) en remplacement du Capitaine Louis de PREMOREL affecté à Souilly De retour en première ligne, Maximilien Munch trouve la mort le 23 septembre 1916, abattu par un avion allemand. 2ème semestre «  A quitté le commandement de l’Ecole de Tours pour aller sur sa demande aux Armées. Y est mort en brave au cours d’un combat aérien Il reste un exemple » L’Avenue principale de l’Ecole de Tours sur mon ordre porte le nom de Avenue Capitaine MÜNCH » Il meurt en combat aérien le 23 septembre 1916, abattu près de BALSCHWILLER (Haut Rhin) sur un « Caudron G-4 » CAUDRON g4

Extrait J.M.O. 157ème D.I.
« Un avion est tombé en flamme le 23 septembre à 11H10 à 550mètres de la route de THANN. Les deux aviateurs morts et en partie carbonisé ont été transportés au poste de BOLLWILLER près de BALSCHWEILLER. Ces deux aviateurs étaient le Capitaine MÜNCH et le Sous Lieutenant Charles Marie GOURSAUD de MERLIS*
 *Le  S-Lt Goursaud de Merlis, né le 12 décembre 1894 à Rochechouart (Haute Vienne) affecté au 52ème Régiment d’Artillerie.
Le Lieutenant de MERLIS avait les fonctions de lieutenant observateur à l’escadre C 61

Le mardi 26 septembre à 10 Heures, en présence du général Baratier, le Capitaine MÜNCH, le Sous lieutenant de MERLIS de l’escadrille C 61 et L’adjudant René DAVID de l’escadrille C 49 ont été inhumés à FONTAINE (Territoire de BELFORT)  ACTE DE DECES DE

Maximilien, Antoine, Joseph  MÜNCH
Capitaine Pilote, affecté au premier groupe d’aviation, commandant l’escadrille C. 61
Cinq citations
Chevalier de la Légion d’honneur
Mort pour la France à BALSCHWEILER (Haut RHIN) le 23 septembre 1916 à onze Heures du matin en combattant un avion ennemi
Domicilié en dernier lieu à ETEL Morbihan
Célibataire
Né le 23 mai 1885 à AURAY

.La mort du capitaine Maximilien Münch, alors chef de l’escadrille C 61, dont l’avion est abattu le 23 septembre 1916, donne matière à un vibrant hommage dans La Dépêche, en octobre. « Cette douloureuse nouvelle a vivement ému les nombreux amis qu’il compte en Touraine où il a antérieurement séjourné pendant plusieurs années comme lieutenant au 66e régiment d’infanterie. « Le capitaine Münch, dont la Croix de guerre comportait trois palmes, comptait au nombre de nos meilleurs et plus anciens pilotes. Il faisait partie de l’aviation depuis 1912. « Alsacien d’origine, il eut la joie, au début des hostilités, de survoler Mulhouse et d’entendre les acclamations qui saluèrent l’entrée dans cette ville des troupes françaises. C’est dès les premiers mois de la campagne qu’il accomplit ses plus brillants exploits et c’est grâce à sa vaillance et à sa maîtrise qu’il dut d’être placé à la tête de l’école de Tours. Au-dessus de Strasbourg, son appareil reçut un obus de plein fouet et fut sur le point de s’écraser sur le sol, mais l’excellent pilote réussit à atterrir sans dommage « Il est mort en combattant à 31 ans, à l’heure où il s’apprêtait à donner sa pleine mesure. » Le vendredi 20 octobre, une cérémonie était organisée : « Une plaque a été posée au mât qui se trouve au centre de l’école et cet emplacement est maintenant désigné : place du capitaine-Münch. […] M. le capitaine Mortureux, directeur de l’école, entouré des officiers du camp d’aviation, a prononcé un discours auquel a répondu le général Poline. « Pendant ce temps, une dizaine d’avions survolaient le camp d’aviation. »

Maximilien

 

Famille MÜNCH

  Le Grand Père : Antoine MUNCH (cultivateur) ; né à SCHWARTZBACH (Vosges) en 1796   La Grand-Mère : Affra BRITZLER née à MULBACH (Bas-Rhin) en1815

Le père :  Joseph MÜNCH   Joseph né le 16 juin 1851 à MUHLBACH (BAS-RHIN)   Il mesure 1, 67 mètre, cheveux châtain, yeux bleus, (serrurier)   A fait une déclaration d’option pour la nationalité française le 24 août 1872 à la mairie de Saint Dié dans les Vosges   Entre en service le 2 septembre 1872 (EV 5 ans) à la mairie d’Epinal   Il arrive au 116ème Régiment d’Infanterie  le 3 septembre 1872 Soldat de 1ère Classe Caporal le 5 février 1873 Caporal fourrier le 6 septembre 1873, Sergent fourrier le 2 décembre 1873 Sergent Major le 18 octobre 1874 Rengagé le 17 mai 1878 pour 5 ans Adjudant le 1er décembre 1878 Rengagé le 19 mai 1883 pour 5 ans   Décoré de la Médaille Militaire le 7 juillet 1885   Campagne en Tunisie du 6 septembre 1881 au 26 mars 1883   Retraité le 9 novembre 1888 comme adjudant avec 16 années de service et de campagne Officier de réserve : Sous-lieutenant le 7 mai 1889, Lieutenant le 23 mars 1892 Démissionne pour raison de santé le 17 juin 1901 Receveur buraliste à Etel le      1889 Décède le 18 juin 1911 à ETEL

Joseph se marie à AURAY le 21 novembre1888  à Mademoiselle CHERU Valentine, Eugénie née à AURAY le 17 /1 /1857 (couturière) Fille de Joseph, Marie CHERU, décédé à AURAY le 29/7/1886 Et de Jeanne LE CORRE décédée à AURAY le 25/4/1882 Madame CHERU épouse MUNCH décède le 8 avril 1950 à ETEL

Ils ont trois enfants :

Maximilien né le 23 Mai 1885 à AURAY, MPLF le 23 septembre 1916 ;   Jeanne, née le 9 mars 1887 à AURAY (morte à ETEL le 3 août 1972) . Ces deux premiers enfants nés avant mariage ont été reconnus lors du mariage Joseph né le 11 Mai 1889 à AURAY (mort le 13 octobre 1971 à AURAY)

Tous sont enterrés au cimetière d’ETEL Le père la mère et les deux derniers enfants auraient habité ETEL 2, place de la République (place de la Mairie)  

Joseph MÜNCH

Joseph MÜNCH  Engagé volontaire  4 ans pour le 116ème Régiment d’infanterie à Vannes le 6 mai 1908,
  Sergent le 17 avril 1910 et  obtient le certificat de Bonne Conduite   Il quitte le service actif pour la réserve le 6 mai 1912   Le 13 février 1913 il rengage pour cinq ans au 1ér Régiment d’Artillerie Coloniale  à  LORIENT comme 2ème canonnier Il sera Brigadier le 1er mars 1914 Maréchal des Logis le 2 Août 1914. Il participera aux campagnes contre l’Allemagne du 2 Août 1914 au 30 octobre 1919 Il obtiendra la crois de guerre avec étoile de bronze et sera cité le 10 mai 1917 : « S’est employé avec un sang froid digne des plus grandes éloges à soustraire  les chevaux des avant-trains à un bombardement meurtrier. » Il est aussi titulaire de la médaille de la Victoire et de la médaille Commémorative.   Le 10 Août 1918 il est nommé Maréchal des Logis Fourrier Il rengage pour 4 ans le 4 juin 1919 Il recevra une lettre de félicitation le 9 Août 1919   Il est nommé Maréchal des Logis Chef en septembre 1920   Il séjourne et fait campagne en A O F au 6éme Régiment d’Artillerie Coloniale du 28 février 1920 au 19 mars 1922 puis du 31 janvier 1933 au 5 décembre 1924   A son retour, il est alors affecté au 111ème Régiment d’Artillerie Coloniale Lourde.(Lorient)   Libéré du Service actif après 16 ans de service le 13 février 1925 affecté dans la réserve au 111ème Régiment d’Artillerie Lourde à LORIENT   Le 12 juillet 1925 il obtient la Médaille Militaire.   Il sera dégagé de toutes obligations militaires le 6 mai 1936   Il résidera à Chartres et à Dreux de 1928 à 1934   Il aurait été comdamné et amnistié pour blessure par imprudence en 1934

Maximilien-Antoine Joseph MÜNCH                   

   Né le 23 mai 1885 à AURAY, Cheveux châtains 1, 71 m A fait ses études au Lycée de Rennes     Compris sur la classe de recrutement 1905 de Lorient n°163

Engagé volontaire pour 3 ans à LORIENT le 23 octobre 1904 pour ESM de Saint CYR  avec le consentement de son père )

Arrivé à L’Ecole Spéciale militaire de Saint CYR le 26 octobre 1904 Promotion centenaire d’AUSTERLITZ Rang de sortie ESM : 43 sur 300

A sa sortie de Cyr, il est affecté au 66ème RI à Tours Sous-lieutenant du 1/10/1906

Lieutenant le1er octobre 1908   Notes du 1er semestre 1911 : Rentré de camp au mois de janvier après avoir commandé correctement la section de garde, s’est remis avec ardeur à son service de compagnie et a mérité les notes élogieuses de son capitaine et de son Chef de Bataillon. Est intelligent, observateur, énergique ; son instruction militaire est déjà très bonne…. Détaché au Régiment de réserve y a donné toute satisfaction par son zèle et son tact dans ses rapports avec le Capitaine de réserve qui commandait sa compagnie…..   A suivi le 1er cours de l’Ecole Normale de gymnastique et d’escrime du 1er février au 20 avril inclus1912

En 1912 il est Lieutenant, toujours au 66ème R I à Tours. Notes du 1er semestre 1912 : « Officier d’une personnalité bien accusée a l’esprit vif, le caractère bien décidé. Nature ardente, ayant de l’ambition et beaucoup d’amour-propre, demande à être officier aviateur et pourrait devoir réussir très bien dans ce service s’il est admis »

Désigné pour recevoir l’instruction de pilote aviateur par décision Ministérielle du 12 Juin 1912 Stage d’instruction à Versailles en juillet et Août 1912, puis il est détaché à l’Ecole BLERIOT à ETAMPES   Passé au 144ème régiment d’Infanterie (Décision Ministérielle du 24 juin 1912) ; rayé des contrôles du corps 10/7/1912 Son numéro d’enregistrement de l’Aéroclub de France : Brevet de pilote civil N°1086 du 22 Octobre 1912

A compter du 15 novembre 1912 il est à AVORD en stage de formation pour son brevet Militaire un article d’un journal de Loir-et-Cher, qui mentionne son passage à Romorantin le 9 janvier 1913, sans doute pour le triangle qui va clore son brevet militaire.   Son numéro du brevet de pilote  militaire : N°216  obtenu le 9 janvier 1913 1913 « Aussitôt après son brevet il rempli les fonctions de chef pilote avec beaucoup de tact et de dévouement ; excellent officier, très instruit, très bien élevé. Très bon pilote a fait les manœuvres du Sud-ouest avec l’escadrille N°3 et bien que le plus jeune de l’escadrille, s’est brillamment comporté  S’est trouvé au centre d’Avord pendant la période d’organisation a été pour le chef de centre un intelligent et dévoué collaborateur. Il a su remonter le moral des pilotes sous ses ordres, après deux accidents mortels survenus à Avord »  ( Le Colonel RENAUD commandant le 3ème groupe aéronautique)   Notes confirmées par le Général HIRSCHAUER inspecteur technique « Chef pilote, s’acquitte on ne peut mieux de sa mission Au camp d’Avord dans des circonstances très  dramatiques, vivant seul au cam, après avoir eu ses deux camarades tués. A conservé fort son moral. Vient de faire les manœuvres du Sud Ouest à l’escadrille 3. S’est rendu aux manœuvres par voie aérienne : en est revenu par la Méditerranée et la vallée du Rhône.

3 ) Ecole militaire de pilotage d’Avord :

 L’histoire aéronautique d’Avord débute en 1912 avec l’implantation d’une école de pilotage dans un camp militaire qui avait été créé après la défaite de 1870. De 1914 à 1918, le centre de formation va se développer pour devenir à la veille de l’armistice, la plus importante école d’aviation du monde. En 1918, on trouve sur la base et sur les terrains annexes 1.000 avions et 6.000 personnes. L’activité aérienne mensuelle est supérieure à 6.000 heures de vol. Durant cette période, la base d’Avord délivre plus de 9.000 brevets du personnel navigant.

  • Ecole sur avions Voisin : perfectionnement en vol, exercices de reconnaissance et bombardement.
  • Perfectionnement en vol de nuit.
  • Préparation aux missions de chasse sur avions rapides.
Etat du personnel aviateur du Centre principal du Camp d’Avord, le 31 août 1913 : L’escadrille BL 18 assure la formations des élèves.

– Cne Georges Bellenger sur Blériot XI-2 n°147 – chef de l’escadrille BL 18 – Cne Charles Tricornot de Rose sur Blériot XI-2 n°148 – pilote de la BL 18 – Cne Le Bleu sur Blériot XI-2 n°146 – pilote BL 18 – chef du centre d’Avord – Lt Pierre Escot sur Blériot XI-2 n°153 – pilote BL 18 – centre Avord – Lt Léon Brulé sur Blériot XI-2 n°151 – pilote BL 18 – pilote du centre de Pau – Lt Max Munch sur Blériot XI-2 n°150 – pilote BL 18 – pilote du centre de Pau – Lt René de Malherbe sur Blériot XI-2 n°154 – pilote BL 18 – chef pilote de Pau – Lt Guy de Hautchamps sur Blériot XI-2 n°159 – pilote BL18 – pilote d’Avord. tous sur avions Blériot XI-2 dits « Garros », affectés en mobilisation.

 

  1914    Classé centre de Pau comme chef Pilote le 18 juin 1914 (DM du 9 juin 1914) « Après la déclaration de guerre et le début des hostilités, l’école de Pau est dissoute, le 14 août 1914. 

août 1914   Campagne contre l’Allemagne à compter du 2 4 Août Au début de la guerre il est à l’escadrille BL3

    L’escadrille de Brocard et de Guynemer L‘ESCADRILLE n° 3 qui, sous le signe des « Cigognes », devait devenir au cours de la Première Grande Guerre la plus célèbre des unités de l’aviation militaire française est aussi la plus ancienne La déclaration de la guerre trouve la « 3 » sur le terrain de Belfort- Chaux. L’escadrille est équipée de six Blériot biplaces et porte l’appellation officielle de «Bl. 3». Son personnel pilotes comprend le lieutenant Bellenger, qui la commande ; les lieutenants de Serre, Trétarre. Munch ; l’adjudant Bégou ; le maréchal des logis Duran ; le caporal Revol-Tissot.

Dès le début d’août 1914, la Bl. 3. mise à la disposition du général Dubail, commandant l’armée des Vosges, est aussitôt engagée dans les opérations de la bataille d’Alsace. Le 4 septembre. la première bataille de la Marne se déchaîne entre Paris et Verdun, La Bl.3, stationnée à Epinai depuis le 28 août, s’envole pour Chaumont (5 septembre), puis, du terrain de Méry-sur-Seine (6 septembre) est mise à la disposition du général Maunoury, commandant la VIe Armée, On la trouve ensuite au Plessis-Belleville, puis sur les terrains de Champagne d’où elle prend part à la première bataille de l’Aisne (15-21 septembre) et appuie les opérations des troupes entre l’Aisne et l’Oise,

Le premier combat aérien de la Bl.3 a lieu le 26 octobre, C’est le caporal Tissot et l’adjudant Bégou qui attaquent au mousqueton un avion allemand, tandis que le Lieutenant Munch repère et signale à l’artillerie plusieurs batteries ennemies en action.   . Munch, lieutenant, pilote aviateur.   de Serre, lieutenant, pilote aviateur :   N’ont pas hésité à voler pour aller chercher un renseignement important, dans des conditions, atmosphériques qui les obligeaient à voler bas, rendant leur mission pénible et périlleuse.     En octobre il repère et signale à l’artillerie plusieurs batteries ennemies en action (Le caporal Guynemer arrive à cette escadrille fin juin 1915.)

Une des citations de Munch à la B L 3   Voici le texte de la citation qui accompagnait la photographie. « Très brillant officier, pilote très hardi et des plus expérimentés. Ancien chef pilote des écoles de Pau et d’Avord. A effectué, depuis le début de la campagne, plus de soixante heures de vol au-dessus des lignes ennemies, sous un feu parfois extrêmement violent d’artillerie et d’infanterie. Le 5 novembre notamment, presque dès le début d’une reconnaissance, l’avion qu’il montait fut atteint par les fragments d’un obus ayant éclaté sous la queue de l’appareil. le stabilisateur fut gravement endommagé et une partie fut emportée par un éclat. Malgré le danger à poursuivre son vol avec d’aussi graves avariées, a continué sa reconnaissance et n’est revenu atterrir qu’après avoir achevé sa mission, donnant ainsi une preuve de ses brillantes qualités de pilote en même temps qu’un magnifique exemple de sang-froid, de courage et d’audacieuse résolution ». Compte tenu de son parcours, ce devait donc être le 5 novembre 1914

25 décembre 1914 il est promu Capitaine

Notes de 1914 «  Caractère très droit très énergique, d’une personnalité accusée. Pilote très adroit, connaissant toutes les ressources de son appareil et les utilisant à fond avec un sang froid et une bravoure extrêmes. N’hésite jamais à entreprendre les reconnaissances les plus périlleuses sur l’ennemi. » Le Capitaine Chef du service aéronautique à la 6ème Armée.

R G A / G D E

     7 Avril 1915 : le Capitaine MÜNCH est affecté à la Réserve Générale de l’Aéronautique pour commander au Groupe de  Division d’Entraînement  la Division  CAUDRON. Ce groupe reçoit les pilotes diplômés et les entraîne sur leurs avions respectifs pour les préparer aux conditions de combat. Il y restera cinq mois.

Notes de 1915 « Officier très énergique et ayant du caractère et du commandement. Caractère posé et sérieux. Excellent pilote adroit et fin. A commandé avec beaucoup de compétence la Division d’entraînement Caudron (de la Réserve générale d’Aviation) pendant cinq mois. Vient d’être désigné pour prendre le commandement de l’ECOLE D4Aviation de Tours. » Le chef de Bataillon commandant la Réserve Générale d’Aviation. »  

Ecole militaire de pilotage de Tours

  Il sera le premier commandant de l’Ecole de pilotage de Tours Entre le 3 août 1914 et le 11 novembre 1918, 16 876 diplômes militaires de pilote furent délivrés sous la responsabilité du colonel Girod, inspecteur général des écoles. Plusieurs milliers perdirent la vie, victimes non seulement des combats aériens mais aussi du manque de fiabilité des appareils de l’époque. Il faut former d’avantage de pilotes. Un document daté du 17 octobre 1915 du Sous-secrétariat d’état de l’aéronautique militaire adressé au général Commandant en chef le l’aéronautique signale la création d’une Ecole d’aviation Militaire à Tours à Parcay-Meslay et en fixe l’organisation administrative et la date de création le 5 novembre 1915.

Dans une note datée du 3 octobre du Général Janin, aide-major général au sous-secrétariat d’état, adressée  au commandant de la Réserve Générale d’Aviation « Capitaine MÜNCH désigné pour commander l’école d’aviation de Tours, est mis à la disposition du Ministre –  se présentera au sous secrétariat Etat aviation » La base de Tours est créé lors de la Première Guerre mondiale, en novembre 1915, sur des terrains pris en grande partie sur la commune de Parçay-Meslay, mais aussi sur Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde.

Destinée à former des pilotes, l’école d’aviation de Tours est alors dotée de biplans Caudron G III et quelques G IV. Son premier commandant est le capitaine Maximilien Munch.   Une lettre de l’école de Tours datée des débuts : 27 novembre 1915. La signature est celle du capitaine Münch, commandant de l’école. (Didier Lecoq)   En face de cette entrée : le bureau de la direction. Cette petite place a été baptisée place Capitaine-Münch en octobre 1916. Il obtient même un témoignage de satisfaction du ministre de la guerre en date du 25 juin 1916   Sur sa demande il part aux armées

Le capitaine Jean MORTUREUX, aussi de la promotion de Saint Cyr « Centenaire d’Austerlitz », lui succède. La cérémonie de passation de commandement se déroulera le 22 Août 1916, lors d’une rare cérémonie publique, en présence du lieutenant-colonel Girod, député du Doubs, mais surtout inspecteur général des écoles. De retour en première ligne, Maximilien Munch trouve la mort le 23 septembre 1916, abattu par un avion allemand. En mai 1917, arrive le troisième commandant, le capitaine Olivier Galouzeau de Villepin, au moment où débarquent les premiers aviateurs américains venus à Tours passer le brevet élémentaire de pilote.

Notes de 1916 1er semestre :« Je connais depuis peu de temps le capitaine MÜNCH. Il m’apparaît comme un excellent officier, intelligent, dévoué tout à sa fonction. A bien organisé l’Ecole de Tours. Obtiendra j’en suis convaincu d’excellent résultat » le Chef de Bataillon     2ème semestre «  A quitté le commandement de l’Ecole de Tours pour aller sur sa demande aux Armées. Y est mort en brave au cours d’un combat aérien Il reste un exemple »  le lieutenant Colonel IGDE J’ai fait honorer sa mémoire par une cérémonie à l’Ecole de Tours à laquelle ont assisté les autorités civiles et militaires. L’Avenue principale de l’Ecole de Tours sur mon ordre porte le nom d’Avenue Capitaine MÜNCH »

Il prend le commandement de l’escadrille C 61 le septembre 1916 (Affecté 144ème régiment d’Infanterie, 1er Groupe d’Aviation) en remplacement du Capitaine Louis de PREMOREL affecté à Souilly   Il meurt en combat aérien le 23 septembre 1916, abattu près de BALSCHWILLER (Haut Rhin) sur un « Caudron G-4 »   Extrait J.M.O. 157ème D.I. « Un avion est tombé en flamme le 23 septembre à 11H10 à 550mètres de la route de THANN. Les deux aviateurs morts et en partie carbonisé ont été transportés au poste de BOLLWILLER près de BALSCHWEILLER. Ces deux aviateurs étaient le Capitaine MÜNCH et le Sous Lieutenant Charles Marie GOURSAUD de MERLIS* *Le  S-Lt Goursaud de Merlis, né le 12 décembre 1894 à Rochechouart (Haute Vienne) affecté au 52ème Régiment d’Artillerie. Le Lieutenant de MERLIS avait les fonctions de lieutenant observateur à l’escadre C 61     Le mardi 26 septembre à 10 Heures, en présence du général Baratier, le Capitaine MÜNCH, le Sous lieutenant de MERLIS de l’escadrille C 61 et L’adjudant René DAVID de l’escadrille C 49 ont été inhumés à FONTAINE (Territoire de BELFORT)      

ACTE DE DECES DE

 

Maximilien, Antoine, Joseph  MÜNCH
 
Capitaine Pilote, affecté au premier groupe d’aviation, commandant l’escadrille C. 61
Cinq citations
Chevalier de la Légion d’honneur
Mort pour la France à BALSCHWEILER (Haut RHIN) le 23 septembre 1916 à onze Heures du matin en combattant un avion ennemi
Domicilié en dernier lieu à ETEL Morbihan
Célibataire
Né le 23 mai 1885 à AURAY
Fils de Joseph et de CHERU Valentine

Conformément à l’Article 77 du code civil, nous nous sommes transportés auprès de la personne décédée et assurés de la réalité du décès, dressé par nous Pierre BERNARD, âgé de trente cinq ans, lieutenant pilote à l’escadrille C.61, Officier de l’Etat Civil, sur la déclaration de  TIERSONNIER Philippe, âgé de cinquante deux ans, capitaine au 99ème Régiment Territorial d’Infanterie et de LEMY Fernand, âgé de quarante cinq ans, Lieutenant commandant la deuxième compagnie de mitrailleuses du 99ème Régiment Territorial d’Infanterie, témoins qui ont signé avec nous  après lecture L’officier de l’Etat Civil signé BERNARD Les témoins signé TIERSONNIER et LEMY.

La mort du capitaine Maximilien Münch, alors chef de l’escadrille C 61, dont l’avion est abattu le 23 septembre 1916, donne matière à un vibrant hommage dans La Dépêche, en octobre. « Cette douloureuse nouvelle a vivement ému les nombreux amis qu’il compte en Touraine où il a antérieurement séjourné pendant plusieurs années comme lieutenant au 66e régiment d’infanterie. « Le capitaine Münch, dont la Croix de guerre comportait trois palmes, comptait au nombre de nos meilleurs et plus anciens pilotes. Il faisait partie de l’aviation depuis 1912. « Alsacien d’origine, il eut la joie, au début des hostilités, de survoler Mulhouse et d’entendre les acclamations qui saluèrent l’entrée dans cette ville des troupes françaises. C’est dès les premiers mois de la campagne qu’il accomplit ses plus brillants exploits et c’est grâce à sa vaillance et à sa maîtrise qu’il dut d’être placé à la tête de l’école de Tours. Au-dessus de Strasbourg, son appareil reçut un obus de plein fouet et fut sur le point de s’écraser sur le sol, mais l’excellent pilote réussit à atterrir sans dommage « Il est mort en combattant à 31 ans, à l’heure où il s’apprêtait à donner sa pleine mesure. »

Le vendredi 20 octobre, une cérémonie était organisée : « Une plaque a été posée au mât qui se trouve au centre de l’école et cet emplacement est maintenant désigné : place du capitaine-Münch. […] M. le capitaine Mortureux, directeur de l’école, entouré des officiers du camp d’aviation, a prononcé un discours auquel a répondu le général Poline. « Pendant ce temps, une dizaine d’avions survolaient le camp d’aviation. »       Capitaine MÜNCH, Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre avec 5 citations dont 3 palmes C’est une belle tombe dont nous allons tout faire pour qu’elle ne soit pas en déshérence

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