Jean LE ROL

Capitaine Jean LE ROL

 

Jean LE ROL

 JEANLEROL

medailles le rol

 

 

 

 

 

 

 

 Né le 30 janvier 1910 à Erdeven, domicilié au Bourg.
Fils de Joseph Marie cultivateur et de Marie Joséphine PEVEDIC Cultivatrice.
A 18 ans, le 20 février 1928 il prend un engagement de 3 ans ,
au 65ème Régiment d’Infanterie de VANNES puis
aprés un rengagement de un an comme sergent au 21ème Régiment de TirailleursSGTLEROL21TIR 1931

 Photo du sergent LE ROL au 21ème Régiment de Tirailleurs algériens en tenue orientale, en 1931, à EPINAL

Il se retire en 1932 à ERDEVEN.      
Le 7 mai 1934, il reprend un engagement de 4 ans comme Brigadier au titre du 3ème Régiment de Spahis Algériens.
 
 
spahisalg3G
 Brigadier Chef, 
Le cavalier LE ROL en 1934 à Batna devant l’infirmerie vétérinaire.
 
le cavalier LE ROL en 1934
  
puis Maréchal des Logis le 1er février 1936.
BATNA FEVRIER1936
 
Le maréchal des logis LE ROL en février 1936 à BATNA
 
Il sera admis dans le corps des Sous officiers de Carrière le 1er avril 1938.
 
LES RECRUES  DU 3 RSA 4ESC EN 1938

Le Maréchal des Logis LE ROL du 4ème Escadron du 3ème Régiment de Spahis Algériens avec les recrues Indigènes à BISKRA en 1938

 

Toujours au 3ème Régiment de Spahis Algériens qui devient le 3ème régiment de reconnaissance le 10 avril 1943, il sert en Algérie et au Sud Tunisien. de 1934 à 1943 ..
LEROL CAVALIER_
Il est promu Maréchal des logis chef le 1er janvier 1943
 
 

CAMPAGNE d’ITALIE

A partir de 26 décembre 1943, il prend part à la campagne d’Italie :

 
Il est au 1er escadron Peloton a/c RICHE Il restera au premier escadron jusqu’au 19 novembre 1945 date à laquelle l’ Adjudant Chef LE ROL sera affecté à l’Escadron Hors Rang pour prendre les fonctions d’officier approvisionnement
 
croix de guerre39-45
Dés le début 1944 il est cité à l’ordre du régiment le 18 janvier 1944 :
 
“Très belle attitude, toujours volontaire, il fait un prisonnier autrichien en descendant seul du piton où il était installé sur le massif du CAPPERSATO le 10 janvier 1944″ ( Étoile de Bronze).
 
Nommé au grade d’ adjudant le 17 juillet 1944 et adjudant chef le 1er novembre 1944.
 
insigne du3
 
Photo, provenant du Musée des Spahis de Senlis ” de l’écusson textile du 3°RSAR de l’époque, celui qui était cousu directement sur le blouson américain équipant une bonne partie de ce régiment (le blouson américain ne comportait pas de poches de poitrine pour y accrocher l’insigne),
photo

 
 
bsmmedal[1]
Le 11 novembre 1944, Par ordre Général N°154 en date du 11 novembre 1944,
la “BRONZE STAR MEDAL” lui est accordée
“pour conduite héroïque au combat du 21 juin 1944 en Italie” (Décoration de l’Armée Américaine). Par décret en date du 9 novembre 1944 (J O du 19 novembre 1944 )
 

ATTRIBUTION de la MÉDAILLE MILITAIRE

 
 
Il est décoré de la Médaille Militaire pour prendre rang du 8 juin 1944

 
Sous Officier remarquable de bravoure et de dévouement, chef de patrouille de chars , toujours volontaire pour accomplir les missions les plus risquées et en faisant toujours plus que ce qui lui avait été demandé. Le 20 juin 1944, à la côte 740 sur la route de Campilg à Ausedonis, a soutenu, la progression d’une compagnie d’infanterie en nettoyant des couverts, où l’ennemi s’accrochait sérieusement, seul avec sa patrouille; hors de la protection de toute arme anti chars amie. Le lendemain sur le même axe, a permis la progression de tout le groupement blindé auquel il appartenait, à travers un terrain très difficile et sous le tir direct de l’Artillerie trouvant les cheminements et entrainant derrière lui les chars moyens américains. Arrêté par un barrage de mines, est parti à pied effectuer une reconnaissance de terrain de plus de deux kilomètres sous un violent tir de mines pour continuer coûte que coûte la mission?
Croix de guerre 39/45 avec Palme
 
 
medmilitaireMEDMILLEROL
 
 
 

Remise de la Médaille MILITAIRE par le Général de GAULLE

REMISE MEMILITALEROL
Reproduction d’une photo du S CA où figure le Mdl Chef LE ROL
lorsqu’il reçoit la Médaille Militaire des mains du général de Gaulle
photo provenant du Musée des Spahis de Senlis
 
 

CAMPAGNE de FRANCE

 
Débarque à saint TROPEZ le 14 août 1944 participe à la campagne de France
Le 17 octobre 1944 il est cité à l’ordre de la DIVISION (3ème D I A)
Chef de patrouille de chars, énergique et courageux. Le 19 août 1944, à LE CAMP (NO de Toulon) a par une contre attaque rapide, permis le dégagement et le repli d’éléments amis encerclés. Le 20, devant LE BEAUSSET (NO de TOULON a par les tirs précis de ses chars, détruits une colonne de véhicules qui se repliait; A fait preuve à cette occasion d’un allant magnifique. A été un exemple de courage pour tous ses hommes.” (étoile d’Argent)
 
1945 - Fanion 1° escadron-3° RSA -aversFANIONAVERSFANIONSREVERS
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Photos du Musées des Spahis de Senlis, toutes datées de 1945 et prises par Monsieur Robert Pesnel, alors M.d.L au 1er escadron du 3e RSA,
Ci dessus les deux faces du fanion du 1er escadron du 3e RSA.
 
 
Il est cité à l’ordre de l’Armée Décision N°279 du 8 janvier 1945 du SPRG J.O. du 4 février 1945
Sous Officier, chef de patrouille de chars extraordinaire de courage et de sang froid. Exemple constant pour tous au combat. Vient à nouveau de se distinguer au cours des journées des 9, 10, 11 octobre 1944 en Direction de PLANOIS dans les Vosges. (PALME)
 
 

Extraits du livre « Panache Rouge » du Colonel Lassale,

où il est plus particulièrement question du M.d.L-chef LE ROL lors des actions des 9 et 10 juin 1945 à Trougemont dans les Vosges.

Le Mdl Chef LE ROL (Pilote METAYER, Tireur GRIMALD) fait partie du 3éme Peloton (A/C PAYRE) du 1er Escadron du 3ème RSARFanion de l’escadron

9 OCTOBRE 1944

Les chars pour nous, c’est plutôt le char PAYRE tout seul. En effet, FERRARI est tombé en panne et DROUARD, momentanément démoralisé, Mais un renfort arrive à PAYRE…. C’est le char de LEROL Les trois chars restants du Peloton PAYRE démarrent à l’aube en direction de TROUGEMONT

1945 - Fanion 1° escadron-3° RSA -Char M5(1)

Adjudant Chef PAYRE L’A/C PAYRE chef du 3ème peloton à sa place de Combat

Le char de DROUARD est en tête mais, tout de suite, trouvant qu’il ne va pas assez vite à son gré, LEROL le dépasse, puis PAYRE. Et la progression commence. l’A/C PAYRE, chef du 3e peloton, à sa place de combat sur son char

Sur un pont étroit, avant d’entrer à TROUGEMONT, LEROL commence sa journée en ramassant deux prisonniers puis poursuit jusqu’au dernier couvert aux lisières du village. PAYRE le suit, le buste hors de sa tourelle, appelant les destroyers qui marchent, plus que prudemment dans son sillage. Et, brusquement les chars sont pris sous un tir violent et ajusté d’artillerie boche… Les arrivées se suivent sans interruption, encadrant dangereusement les M.5 et les T.D. qui stoppent aussitôt. Le char de LEROL est couvert de terre par un obus, sans casse pour l’équipage. PAYRE a moins de chance. Un obus éclate à côté de son engin et PAYRE s’effondre. Un éclat lui a traversé l’épaule de part en part, fracassant les os. Il ne reste plus qu’à faire demi-tour.

Et voici LEROL tout seul, mais plus décidé que jamais, son « pifomètre » (comme le dit son Capitaine) lui annonçant une situation favorable. Et il fonce…………

.Une automitrailleuse allemande est embossée aux premières maisons de TROUGEMONT… LEROL arrive dessus et tire le premier, à 50 mètres… L’engin boche flambe au premier coup… Le conducteur METAYER appuie sur le champignon, passe le village, débouche en avant de PLANOIS, dans le flanc de canons antichars et de mitrailleuses de D.C.A. Les servants ennemis ont à peine le temps de voir le bolide qui leur arrive dessus… Les mitrailleuses crachent.Il n’y a plus de servants. Le premier canon est pris. Mais, derrière lui, il y en a un deuxième, LEROL fonce à pleins pots en tirant de toutes ses armes, Le second canon subit le sort du premier, ses servants littéralement fauchés avant d’avoir pu ébaucher la moindre réaction. LEROL entre dans PLANOIS,

Puis LEROL reprend sa marche, la route est libre et METAYER fonce. tout seul le char atteint LA CROIX DES MOINATS d’où il découvre son objectif final : LA BRESSE

. Et il se trouve soudain nez à nez avec une voiture de liaison allemande précédant un canon pack flac. Mitrailleuses crépitantes, le char de LEROL se rue une fois de plus à l’abordage, essuie un panzerfaust qui passe à trois mètres derrière lui et s’empare de la V.L., du canon et de huit prisonniers.

Et la course continue

Et LEROL fait à nouveau le signe en avant.

Le 11 OCTOBRE 1944LEROL est de nouveau en tête. Mais il n’a pas fait 50 mètres sur l’axe qu’il se heurte à des mines. Le Génie arrive, dégage le passage et LEROL repart… pour être arrêté de suite par des abattis. Nouvelle intervention du Génie, pendant laquelle LEROL observe la progression des Fantassins des deux côtés de la route. Soudain le feu ennemi se dévoile et des rafales partent de toute part. L’Infanterie, durement accrochée sur ce terrain difficile, appelle à l’aide. LEROL crie à son tireur GRIMALDI de tourner la tourelle pour appuyer les Fantassins. C’est vite fait, mais, pour mieux repérer les armes ennemies, LEROL et GRIMALDI sortent la tête de leur tourelle. Crépitement sec d’une rafale, griffures de balles sur le blindage. Tous deux retombent sur leurs sièges et LEROL crie à GRIMALDI de tirer. Mais ce dernier n’exécutera jamais plus les ordres de son Chef de char. Il est mort, tué d’une balle dans le cou.

Le Musée des Spahis de la Ville de Senlis, vous accorde le droit d’utiliser ses documents, soit pour une exposition, soit pour votre site sur le Capitaine Le Rol, mais avec obligation d’indiquer la provenance (Musée des Spahis de Senlis). Il ne peut vous accorder d’autres droits pour tous autres utilisations.

 

 

Le 31 janvier 1945 il est cité à l’ordre du corps d’Armée par le général commandant le 2ème CA
Chef de Peloton de grande valeur, sachant insuffler à se équipages un allant et un courage magnifiques. Manoeuvrier, connaissant parfaitement son métier, vient de participer effacement avec ses chars l’avance sur Château LAMBERT SainT MAURICE, le Col de Bussang et urbes, apportant constamment un appui efficace à l’infanterie d’accompagnement du 24 novembre au 4 décembre 1944 Campagne (Vosges Alsace) Etoiles de Vermeil
 
 
1esc3spahstrasbourg

Le 1er Escadron du 3ème Spahi Algérien en mars 1945 lors d’une prise d’Armes à STRASBOURG

Photo Joseph LE ROL

 
Avec son unité il entre en Allemagne le 31 mars 1945
 
 

CAMPAGNE d’ALLEMAGNE

 
Par décret du 15 juillet 1945 J. O. du 12 août 1945 il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur
 
LEGHONNEUR LAROLChevalier de la Légion d'Honneur
 
 
“Chef de pelotons de chars de grande valeur. Calme, courageux, d’un sang froid remarquable, s’est à nouveau confirmé du 1er au 8 avril 1945 comme entraineur d’hommes et un Chef de tout premier ordre. Le 2 avril a entrainé derrière ses chars, une unité d’infanterie qui attauait BRUCHSAL. Du 3 au 9avril, sans répit, a appuyé avec ses chars un escadron de reconnaissance et des tabors sur EPPINGEN, BAHNBROCKEN, ZAISENHAUSSEN, ZAISSERWEIHER, HORRHEIM, GROSSACH, SENHEIM , puis après une remise en état de son matériel, une unité de tirailleurs les 20,21 et22 sur RUTESHEIM et LEOMBERG. A été particulièrement brillant le 6 avril à ZAISERSWEIHER, en participant à l’assaut du village détruisant plusieurs mitrailleuses de 20, puis dépassant celui-ci en s’emparant, par une manœuvre hardie et splendidement réalisée, d’une compagnie ennemie qui arrivait en renfort faisant ainsi 67 prisonniers dont un officier et laissant une dizaine de morts sur le terrain.

Est déjà titulaire de la Médaille Militaire, de deux citations à l’ordre de l’Armée, une au Corps d’Armée, une à la Division, une au Régiment et de la Bronze Star Metal américaine” campagne d’Allemagne (Palme)

 

 

Military_Medal_(UK) Citation Armée Britannique :
 
B E N° 1084 CSTO/1/PERS/DC du 16/8/1948 du Général C. S. T. O. A.
“ “Sous Officier remarquable de bravoure et de dévouement, chef de patrouille de chars , toujours volontaire pour accomplir les missions les plus risquées et en faisant toujours plus que ce qui lui avait été demandé. Le 20 juin 1944, à la côte 740 sur la route de Campilg à Ausedonis, a soutenu, la progression d’une compagnie d’infanterie en nettoyant des couverts, où l’ennemi s’accrochait sérieusement, seul avec sa patrouille; hors de la protection de toute arme anti chars amie. Le lendemain sur le même axe, a permis la progression de tout le groupement blindé auquel il appartenait, à travers un terrain très difficile et sous le tir direct de l’Artillerie trouvant les cheminements et entrainant derrière lui les chars moyens américains. Arrêté par un barrage de mines, est parti à pied effectuer une reconnaissance de terrain de plus de deux kilomètres sous un violent tir de mines pour continuer coûte que coûte la mission?

Croix de guerre 39/45 avec Palme
 
Cette citation comporte la MILITARY MEDAL

 

Il est promu sous-lieutenant par décret du 1 avril 1946 pour prendre rang du 25 mars 1946

Puis Lieutenant le 25 mars 1948

14juillet1949etendard

14 juillet 1949 l’étendard

 

SÉJOUR en EXTRÊME ORIENT

 

En octobre 1949 il est désigné pour servir en Extrême-Orient

Affecté, au 3/2 R T M au Centre Annam a/c du 8/11/49

TONKINfev61

HAIDUONG au TONKIN en Février 1951

avec le Docteur Capdevielle et le Capitaine Sidani devant les Sherman

Photo Joseph LE ROL

Citation à l’ordre de la Division : Ordre Général 607 Du Général SALAN Cdt en chef en Indochine (10 Mars 1952)
 
LE ROL Jean Lieutenant III/R T : CCB 3
 
Officier qui a fait preuve comme chef de section d’infanterie, puis comme officier de Renseignements d’un calme, d’un allant et d’un courage remarquable.
Le au village d’OME (Tonkin) a guidé à pied sous un feu nourri d’armes automatiques adverses des A. M. qui venaient prendre position.
Le 12 janvier 1952 au village de LAI HA (Tonkin) sur une digue battue par le feu des rebelles, a dirigé personnellement le tir d’un char sur les armes de l’adversaire empêchant la progression des éléments d’attaque. A rejoint ensuite ses éléments pour pénétrer à leur tête dans le village.

Cette citation comporte l’attribution de la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures avec étoile d’argent.

 

Retour en MÉTROPOLE et en AFRIQUE DU NORD

A son retour d’Extrême Orient il est affecté au 7ème Groupe de Spahis Algériens à SENLIS a/c du 26 juillet 1952

où il effectue un séjour de maintien de l’Ordre en Tunisie.

lntlerol7ème Spahi

Le Lieutenant LE ROL au quartier du 7ème Spahis le 8 mai 1953

photo joseph LE ROL

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L’ÉTENDARD en tête du 7ème Spahis le 14 juillet 1953 sur les champs Elysées

Photo ADP de M Joseph LE ROL

 

Puis il est affecté au 4ème Régiment de Spahis Tunisiens à SFAX où il prend le commandement des unités territoriales et supplétifs de KASSELRINE puis de SFAX

Capitaine le 1 avril 1956

ESCDEMARCHE

Le 4éme Régiment de Spahis Tunisiens devient le 4éme régiment de Spahis à Cheval le 15 novembre 1956

Il est de nouveau affecté au 3ème Régiment de Spahis Algériens le 1/3/57 alors en Allemagne

Début 59 il rejoint le 5ème Régiment de Spahis

Spahi algérien Officier de Spahi

Chant des spahis

Chant traditionnel des spahis, bien que faisant référence à la conquête de l’Algérie par les spahis du 1er, 2e et 3e régiment de spahis, il s’est généralisé aussi bien chez les spahis tunisiens que chez les spahis marocains au point de devenir le chant de tradition de l’arme.Chant Interprété par le Chœur Montjoie Saint Denis (Cavalerie – Chants et sonnerie) Lettre du Colonel CHALLAN -BELVAL

« C’est un soir de 1960, en évoquant les souvenirs du 3ème avec le Capitaine LE ROL (alors officier de renseignements du 5ème Spahis » que la version de du chant des Spahis avait été retrouvée…

LE ROL devait être tué quelques jours plus tard en exploitant un renseignement dans la Région de DUPERRE

Relions donc pieusement ce texte à son souvenir et à celui de tous les camarades tombés comme lui sur le sol d’Afrique dans l’accomplissement de leur devoir.

 

Pour écouter le chant des spahis, cliquez sur le lien ci-dessous :

Chant des Spahis

Chant des spahis, les mousquetaires

 

I

Humble troupier à la capote grise,

Et toi lancier au casque étincelant,

Hussard fringant dont la moustache frise,

Inclinez-vous devant ces régiments,

Et quand la poudre, comme la foudre,

Eclate et tombe au milieu du combat,

Tout est carnage, sur leur passage,

L’ennemi fuit et ne résiste pas.

(au refrain)

Refrain

Les Mousquetaires, sur cette terre,

Sont les Spahis aux burnous bleus et blancs,

Arrière ! Arrière ! troupes guerrières,

Vous ne vaincrez jamais ces Régiments.

II

Et vous verrez, sur leurs faces brunies,

De longs sillons, que le fer y creusa,

Et à leurs pieds, les têtes ennemies,

Qu’en moissonnant, leur yatagan faucha,

Jeunes et frivoles, à notre école,

Si vous voulez gagner vos éperons,

C’est dans la plaine, nord-africaine,

Qu’il faut venir, et nous vous dresserons.

(au refrain)

III

Vous y verrez sous un plafond d’étoiles,

A la lueur d’un feu de bivouac,

Qu’un Spahi peut sous sa guitoune de toile,

Dormir en paix ou fumer son tabac,

Et dès l’aurore, qu’il peut encore,

Marcher gaiement, sous un soleil de feu,

Sans une goutte, d’eau sur sa route,

Ni un biscuit, en guise de pot-au feu.

au refrain)

IV

Peut-être un jour, lirez-vous dans l’Histoire,

Nos noms gravés, auprès de noms glorieux

Car si on meurt, par un soir de Victoire,

Le nom lui reste, et l’âme monte aux cieux.

Le Mousquetaire, sur cette terre,

Eut-il jamais de sort plus émouvant,

Car s’il succombe, il a pour tombe,

Le sol d’Afrique, arrosé de son sang.

La Capitaine LE ROL meurt pour la FRANCE

 

Extrait du récit authentique (“pour autant que ma mémoire soit fidèle”) de la mort tragique du capitaine Le Rol, survenue fin janvier 1961 dans le douar de Mediouna, sous quartier de Rouina, ZOA (Zone Ouest Algérois), proche de la ville de Duperré, aujourd’hui Aïn Defla. Par le Sous-lieutenant Dominique Vanthier, chef d’un peloton blindé au 6ème escadron du 5ème RSA,

“Le capitaine Le Rol, officier de renseignement du 5ème RSA, apprend de source sûre qu’un ou plusieurs rebelles sont hébergés dans une mechta. Il s’y rend pour les faire prisonniers. Je reçois l’ordre de me porter en soutien de l’opération. Je rejoins le capitaine que je connais bien. Il porte la veste rouge et le képi bleu ciel de tradition des officiers de Spahis. Salut et poignée de main. Le capitaine derrière lequel je me tiens, frappe à la porte. Il ouvre la porte et reçoit une décharge de chevrotines en pleine poitrine. Sous le choc il tombe dans mes bras. Avec l’aide du pilote de ma jeep, je porte le capitaine sur le capot de la voiture. Je donne l’ordre à mon sous-officier adjoint de contacter le PC du régiment et demander une évacuation sanitaire urgente. Le capitaine râle, ses yeux deviennent vitreux. Je lui adresse quelques mots d’encouragement et je lui prends la main. Il meurt. Je ferme les yeux de ce brave officier de Spahis.”

Dominique Vanthier

Drapeau_Le_Burnous

 

 

 

offLEGHON Promus au grade d’Officier dans la Légion d’honneur pour prendre rang à la date du 28 janvier 1961 :

LE ROL Jean Marie Capitaine au 5éme régiment de Spahis
 
” Officier remarquable par son calme , son sang froid et son courage qui possède au plus haut point le sens du devoir et le respect de la Mission qui lui a été confiée, mettant tout en œuvre pour la remplir.
Officier de renseignement du Quartier de DOUI payant de sa personne, a réussi en quelques mois à démanteler une partie de l’organisation Politico-administrative du Quartier, mettant hors de combat 13 commissaires politiques et s’emparant de 39 armes.
A été grièvement blessé le 28 janvier 1961 dans les Médiouna (Secteur de DUPERRE) au cours d’une exploitation de renseignements, qui a permis de mettre hors de combat un chef de commando terroriste et de saisir une arme de guerre .
Cette promotion comporte l’attribution de la croix de la Valeur Militaire avec Palme
Paris le 11 octobre 1961 signé Charles de GAULLE
 
Mortellement blessé le 28 janvier 1961 dans les Mediouna (Secteur de DUPERRE)
Acte de décès transcrit à ERDEVEN le 15 février 1961
Mort pour la France décision N°610 PC 7/EC du 18 mars 1961
 

 

 

ERDEVENLEROL

DEMANDEMANUSCRITEkepi et médailless

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les émouvantes obsèques à ERDEVEN du Capitaine de spahis Jean LE ROL (Tombé au combat en Algérie )

Le cercueil quitte la Mairie pour l’église encadré par des soldats en armes du 5ème Cuirassiers

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Allocution prononcée lors des obsèques par le Commandant du 5ème Régiment de Spahis *:

 

 

Capitaine Jean Marie LE ROL

Vous êtes tombé mortellement blessé Samedi 28 janvier 1961 dans les Médiouna, alors qu’à la tête d’un détachement de Spahis vous aviez encerclé une mechta dans laquelle s’était réfugié un chef rebelle.

Vos dernières paroles à votre adjoint vous dépeignent dans leur laconique : « Le capitaine LE ROL est mort »

Vous deviez en effet mourir dans l’hélicoptère qui vous transportait à l’Hôpital Militaire d’Alger. La balle que vous aviez reçue en pleine poitrine tirée presque à bout portant, ne laissait que très peu d’espoir.

La consternation la plus grande, la douleur la plus vive, les regrets les plus sincères frappèrent le Régiment à l’annonce de votre décès. Vous étiez unanimement aimé et apprécié par tous ceux qui avaient eu l’occasion de vous connaître.

Vos débuts dans la carrière militaire remontent à l’année 1928, où vous vous engagez au 65ème R I Sergent en 1929.

Vous vous engagiez en 1934 en qualité de brigadier au 3ème Régiment de Spahis Algériens, l’Afrique du Nord vous tenait et vous ne deviez plus la quitter que pour aller guerroyer en Italie, en France, en Allemagne où vos qualités militaires exceptionnelles vous valaient une ample moisson de citations prestigieuses dont une à l’Armée Britannique, l’autre à l’ordre de l’Armée Américaine. Entretemps la Médaille Militaire vous était décernée à titre exceptionnel en 1944, et alors que vous étiez Adjudant-chef, la Légion d’Honneur à titre exceptionnel venait récompenser votre bravoure. En 946, l’épaulette de Sous-lieutenant venait couronner une carrière de chef de peloton de chars en tout point remarquable.

Lieutenant en 1948, vous partiez pour l’Extrême Orient en 1949, où vous étiez affecté au III/2°RTM où vous serviez jusqu’en 1952. Une citation à l’ordre de la Division récompensait le Chef de section et l’Officier de renseignements qui comme toujours avait fait preuve « d’un calme, d’un allant et d’un courage remarquable. »

A votre retour d’Indochine, c’est en Tunisie, dans des circonstances particulièrement ingrates et difficiles que vous continuez à servir avec le même calme, la même volonté d’accomplir coute que coute votre mission.

En 1956, vous êtes promus Capitaine et en 1957 vous rejoignez en Allemagne le 3ème RSA, votre ancien Régiment.

L’Europe ne vous retient pas longtemps et en 1958 déjà, vous faites votre possible pour revenir sur cette terre d’Afrique. Le 1er janvier 1959 vous êtes affecté au 2° Groupe de Compagnies nomades d’Algérie avant d’être mité au 5ème Régiment d Spahis que vous n’avez plus quitté.

Vos dix citations dont six à l’ordre de l’Armée mettent en valeur vos prestigieuses qualités militaires.

Elles soulignent toutes votre calme, votre sang froid, votre mépris souriant du danger votre sens du devoir et le respect au plus haut point de la mission reçue qu’il faut accomplir à tout prix.

Mais nous qui vivions à vos côtés nous avons pu apprécier vos grandes qualités humaines faites de bonne humeur, de bonté, de charité et d’indulgence. Votre timidité naturelle, votre discrétion et votre réserve n’arrivaient pas à les cacher longtemps.

Ce sont elles surtout, que vos chefs, vos camarades, vos subordonnés, vos amis, réunis ii pour vous dire adieu pleurent aujourd’hui.

Capitaine LE ROL, vous avez été un magnifique officier de cette Cavalerie d’Afrique, à laquelle vous étiez si attaché.

Au nom du 5ème Régiment de Spahis et de tous vos amis, Capitaine Jean-Marie LE ROL je vous dis « ADIEU »

* et par Leon NABAT maire honoraire lors de l’inauguration de la rue Capitaine Jean LE ROL

Ayant vécu 25 années au milieu de ses spahis algériens ou tunisiens il parlait l’arabe, montait à cheval et ne manquait pas une occasion de revêtir la tenue de tradition. Les anciens d’ Erdeven se souviennent que lors de ses congés, il assistait à la messe du Dimanche d’ Erdeven en tenue de parade des Spahis.

 

 

Témoignage du 16 févier 1961

J’apprends que le Capitaine LE ROL, votre frère, vient de tomber en Algérie. Cette nouvelle me fait beaucoup de peine, ayant connu votre frère pendant la campagne e 39/45 au 3ème Spahis, où il avait eu une conduite héroïque. J’étais resté en très bons termes avec lui et je l’avais toujours rencontré avec beaucoup de plaisir. En dehors de mon admiration pour ses qualités de Soldat, nous apprécions tous sa camaraderie exemplaireet son dévouement à l’Armée. Tous ceux qui l’ont connu, à qui j’ai pu en parler ces temps-ci partagent mon opinion et mon chagrin….

 

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